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  • : Ce blog est le récit de mes démêlés d'adulte avec les mathématiques. J'ai toujours été considérée comme "nulle en maths" et je veux en découdre -pacifiquement !- avec elles... Quelques explications dans mon premier article "Pourquoi ce blog..."
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Samedi 9 décembre 2006

Lassitude ? Désintérêt pour les maths ?  Efforts vains ? "Guérison" ?

Je ne sais pas trop mais c'est vrai que je n'ai plus l'engouement pour les maths que j'avais à l'origine. J'ai l'impression que mes rapports avec eux s'améliorent : je n'hésite plus à réaliser mes calculs devant un tiers et à voix haute (je me décomplexe donc),  j'accepte de devoir réfléchir un petit peu pour avoir un résultat.

Il y a encore quelque temps, je pensais que les "vrais mathématiciens" n'avaient pas besoin de réfléchir et que lorsqu'ils calculaient le rendu de monnaie, les temps de trajet ou que sais-je encore, tout venait instantanément.

Est-ce vrai ? Je ne connais pas de "vrais mathématiciens". Mais je vois bien que la psychopédagoque avec qui je travaille, AS, prend le temps d'effectuer ses calculs (et c'est le conseil qu'elle me donne). J'ai donc fait le deuil de la rapidité et de cette exigence que je m'imposais. Il m'a fallu plus d'un an !

C'est vrai que j'avais besoin de prendre du recul par raport à cet effort constant avec les maths, c'est la raison de ce silence d'un mois. Par ailleurs, juste après mon dernier message, j'ai vévu une séance douloureuse avec AS : vraiment, j'ignorais à quel point les maths sont reliés à notre histoire personnelle, familiale, à notre rapport au corps (pour plus d'infos, lisez "Mathématiques, ma chère terreur" de Anne Siety). ça fait mal. ça fait pleurer. Si vous avez des enfants qui rencontrent des problèmes avec les maths, ne faites pas comme ma mère qui me déculpabilisait en me raconatnt qu'elle aussi avait des problèmes avec les maths, que je suis une littéraire. Je suis un peu extrémiste mais je pense que ce n'est pas normal d'avoir des rapports contrariés avec les nombres. Il faut s'en inquiéter.

Une raison de mon silence est aussi que j'ai d'autres centres d'intérêts qui m'accaparent. Ma vie est pleine et le défi est de laisser une juste place aux maths pour continuer à progresser.Je pense mieux y revenir dorénavant : il faut un juste milieu.

Par Einstein? - Publié dans : elucubrationsmathematiques
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Dimanche 5 novembre 2006

Je viens de terminer Brooklyn Follies de Paul Auster.

Ce roman qui n'a rien à voir avec les mathématiques m'a fait me rappeler pourquoi je me débattais autant avec mes problèmes mathématiques : pour vivre la vie qui me convient. En effet, j'ai l'impression que ne pas être à l'aise avec les nombres est un frein dans ma vie professionnelle, dans ma capacité à mener rationnellement ma vie. Je refuse les limites dans lesquels me contraignent ces peurs.

J'ai lu ce livre d'une traite : il parle des gens cabossés par la vie, qu'on aime, qui font partie de notre famille élargie (ça me rappelle pleins de choses, ça), il parle du hasard qui n'en est pas vraiment un, de la volonté d'agir sur les événements et sur le cours des choses. Il parle aussi d'amour, d'amitié, de projets, de tout ce qui fait de la vie ce qu'elle est : imprévisible, imparfaite mais si savoureuse !

Paul Auster le dit lui-même : "Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir des livres". J'en suis depuis toujours convaincue mais encore plus aujourd'hui après cette lecture qui me laisse un sentiment de sérénité et me permet de voir les choses et les gens avec philosophie.

Juste pour la petite histoire, Paul Auster est le premier homme que j'ai trouvé BEAU : j'étais déjà une de ses ferventes lectrices, quand vers 17 - 18 ans, je l'ai vu par hasard au 20 heures : quelle classe, quelle intelligence ! Poooooool !

  

Par Einstein? - Publié dans : elucubrationsmathematiques
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Lundi 30 octobre 2006

Journée déprimante.

Ce matin, réunion imprévue avec la direction. On me demande des chiffres (pardon, des nombres) sur une opération que nous menons en ce moment. Je découvre les résultats en même temps que je les communique : tout part dans tous les sens, les personnes présentes à la réunion se lancent dans des analyses de pourcentage en se corrigeant mutuellement. STOP ! C'est ce que j'aurais du dire, aller chercher ma calculatrice à l'autre bout du couloir,  prendre mon temps pour poser mes règles de trois et calculer mes données. Pourquoi me suis-je laissée submerger ? Un sentiment d'infériorité, la surprise... Je m'engage solennellement , ce lundi 30 octobre, à imposer mes règles du jeu la prochaine fois qu'une situation de ce type se présente. Je remarque quand même que j'ai buté sur des divisions, ce qui n'est pas anodin (voir post du 25 octobre, Le hasard existe-t-il ?).

Cet après-midi, je travaille sur un projet avec deux collègues et je sens les sous-entendus qui me reprochent de ne pas être assez "carrée" ! Arrgh ! To be or not to be "carrée" ? Encore des mathématiques ! Sentiment d'infériorité quand tu nous tiens.... Bon évidemment je ne me suis pas laissée faire mais au fond de moi la flèche m'avait atteinte.

Tous mes efforts pour lutter contre mes blocages vont-ils servir à quelque chose ? J'ai encore du chemin à  parcourir, me semble-t-il !

 

Par Einstein? - Publié dans : elucubrationsmathematiques
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Dimanche 29 octobre 2006

A la Cité des Sciences, je profite essentiellement de la Médiathèque : j'y prends des livres de loisirs créatifs, des livres sur les logiciels, sur la gestion, les ressources humaines, la santé et à présent des livres mathématiques.

 Aujourd'hui, j'ai décidé de profiter des vidéos en libre accès : ça fait au moins 2 ans que je ne les ai pas regardées. Que visionner ? Des vidéos autour des mathématiques, bien sûr.

 La première était « Le tunnel de Samos »

 Voici l'histoire :
Au sixième siècle avant Jésus Christ, un tunnel de 1036 mètres fut creusé à la main sous une montagne sur l'île grecque de Samos. Le problème était que entre la source d'eau et le village à alimenter en eau, il y avait une montagne. Fallait-il déplacer le village à côté de la source d'eau ? Les villageois refusèrent. Fallait-il contourner la montagne avec un aqueduc extérieur ? Trop dangereux et tentant pour les ennemis. Il fallait donc creuser un tunnel.

 Ce tunnel, une des réalisations techniques majeures de l'Antiquité fut creusé par deux équipes travaillant simultanément des deux côtés de la montagne. Cela pose une énigme de taille : "Quelle méthode mathématique fut employée pour trouver la direction correcte pour le creusement ?"

 La vidéo décrit deux techniques : la première proposée par Héron d'Alexandrie cinq siècles après la fin du percement du tunnel. Elle argue qu'Eupalinos (le chef des travaux de l'époque) a utilisé les propriétés des triangles rectangles et a ainsi contourné la montagne par des angles droits en maintenant une altitude constante. Ensuite, il a reporté les 2 petits triangles du haut et du bas pour créer les marques pour creuser. Dommage que je ne puisse reproduire ici le schéma que j'ai repris de la vidéo.

 Cette théorie a été contestée par des historiens des sciences vers 1950 (madame le Dr Goodfield, si j'ai bien entendu).

 Elle propose une deuxième théorie : en effet, en visitant la montagne, elle a trouvé que celle-ci était trop escarpée pour que l'on puisse, sans erreur la contourner par des angles droits. Elle pense donc qu'Eupalinos a fait ses calculs à partir du sommet de la montagne.

 Mais les 2 théories restent improuvées et on ne saura jamais comment ils ont procédé dans l'Antiquité. Le tunnel montre donc bien comment on se sert des mathématiques dans la vie réelle.

 Vidéo très intéressante. J’ai failli renoncer en voyant que c’était de la géométrie mais finalement j’ai bien accroché.

 Le deuxième film, pas exactement lié aux maths mais qui concerne une éminente scientifique :  M. et Mme Curie : découverte de la radioactivité

 J'ai appris qu'elle était d'origine polonaise, que c'est un peu par hasard qu'elle a découvert avec son mari les propriétés du radium. Qu'ils ont travaillé dans des locaux dépourvus de tout confort et qu'ils n'en ont que plus de mérite. J'ignorais qu'elle avait eu 2 filles : j'ai effectué des recherches sur elles et voilà ce que je sais maintenant.

 Eve, la cadette est la seule de la famille à n'avoir pas intégré le domaine scientifique. Elle a été pianiste et a rédigé la biographie (un best-seller) de sa mère. Elle a beaucoup oeuvré dans l'humanitaire. Elle a 101 ans (je ne comprends pas pourquoi tous les sites persistent à dire cet âge vu qu’elle est née en 1904…) et vit aux States.

 Irène Joliot-Curie, l’aînée, a été l'assistante de sa mère et a beaucoup travaillé sur la radioactivité avec son mari, Frédéric Joliot, chercheur au collège de France. Elle est morte comme sa mère d'une leucémie, maladie courante à l'époque pour ceux qui travaillaient avec les métaux radioactifs.

 Le dernier film s'appelait "L'Arbre de la vérité" : une bande dessinée bien sympa. Sous-titre : Relations entre l'addition et la soustraction. La différence entre ces 2 opérations était abordée sous une forme très marrante avec l'histoire d'un roi qui voulait savoir de combien la marchande était plus riche que lui. Fallait-il faire une addition ou une soustraction ? Les 2, ô mon roi.

 J'ai passé un agréable moment à visionner ces films et en regardant mes achats en fin de journée, je me suis surprise à calculer exactement combien je devais payer (d'habitude, je procède plutôt par ordre de grandeur). Je m'en suis rendue compte au milieu de mon calcul : 6 + 5 = 11, 11 + 13,5 : tiens, je fais des maths... ! 

Par Einstein? - Publié dans : elucubrationsmathematiques
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Mercredi 25 octobre 2006

J’aime beau coup cette série mathématique qui passe sur M6 le vendredi soir à 22 heures.

Le générique est (de mémoire) celui-ci : « Nous utilisons constamment les mathématiques : pour dire l’heure, pour gérer l’argent… les mathématiques sont aussi utilisées dans la résolution de crimes… » (je corrigerai vendredi prochain, je prendrai des notes !).

 

Pour Charlie, les nombres peuvent tout expliquer. Même le comportement humain peut se traduire en équation selon lui ! Mathématicien de génie, il partage son savoir et sa passion à l'université où il enseigne. Son frère, Don Eppes, est un brillant agent du FBI qui privilégie son travail à sa vie personnelle (c’est vrai, y a pas de sexe, là-dedans !).

Les personnages sont attachants même si l’idée de mettre la vie en équations paraît invraisemblable à une néophyte comme moi ! C’est pour cela que la série a intégré, je pense un personnage chargé de rappeler les variables humaines à notre héros de mathématicien (le père des 2 garçons).

Vendredi, le passage où, par une équation, le prof montrait à 3 complices lequel avait le plus à perdre à ne pas coopérer avec la police était simplement fabuleux !

 

Pour ceux qui ne connaissent pas la série, retrouvez le dossier de AlloCine sur la question http://www.allocine.fr/series/fichenews.html?carticle=18384154&page=1

AlloCine "L’originalité : la série est approuvée par les mathématiciens !
Il est très rare que le héros d'une série soit un mathématicien, et encore plus rare que son activité soit la base de l'histoire ! Dès lors, il est logique que toute la communauté se penche sur le phénomène. Et le verdict est sans appel : "Numb3rs gets the math right" ("Numb3rs comprend les maths") titre un article en ligne de l'association américaine de mathématiques (MAA).

Et pour cause, derrière les scénaristes se cache toute une équipe de spécialistes qui travaillent sur les formules et théories élaborées dans la série. Le conseiller principal n'est autre que le responsable du département mathématique de la prestigieuse université californienne Caltech. Tout ce qui est dit, démontré et écrit dans
Numb3rs est vrai ou possible, et applicable aux situations rencontrées, y compris les interminables équations que Charlie développe au tableau !"

 

 Vendredi soir, je me suis posée la question de savoir qui écrivait les équations (elles sont vraies, paraît-il). J’ai trouvé la réponse sur AlloCine :

Doubleur de mains !

Lors des gros plans où Charlie écrit des équations au tableau dans les premiers épisodes de Numb3rs, il s'agit en fait des mains de David Grynkiewicz, un étudiant diplômé de Caltech. L'acteur David Krumholtz n'était pas capable d'écrire aussi vite qu'un mathématicien expérimenté. À force d'entraînement chez lui, il est devenu suffisamment convaincant pour écrire lui-même ses équations.

 

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... DE CHEVET, JE VOUS LE RECOMMANDE ! 

 

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... que j'ai commencé à lire ... mais j'arrive pas à le finir...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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